Syndicat démocratique de la Justice
Vendredi de la colère pour les greffiers du Royaume

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Le Syndicat démocratique de la Justice (SDJ) organisera, vendredi prochain, une grève nationale au niveau des tribunaux du Royaume. Une marche nationale sera également organisée le même jour à Tanger, pour protester contre les mesures prises par le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid. Des décisions qui sont jugées “subjectives” et “inconstitutionnelles” selon le parton de la SDJ.

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Il n’y a pas que le Club des Magistrats qui tracasse le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid. Un nouvel épisode du bras de fer entre ce dernier et le Syndicat démocratique de la Justice (SDJ) vient juste de commencer.

En réponse à ce que le SDJ considère comme une exclusion, il compte organiser ce vendredi une grève nationale dans l’ensemble des tribunaux du Maroc. Ce mouvement sera suivi d’une marche à Tanger, à partir du tribunal de première instance de la ville vers le lieu où Mustapha Ramid tiendra un nouveau round du dialogue national sur la réforme de la Justice.

La grève du syndicat le plus représentatif des greffiers, selon son patron, Abdessadek Saïdi, est une réponse à la série de mesures et de décisions prises par le ministre, qui vise à “anéantir le SDJ” et à “l’effacer du paysage syndical marocain”.

“Depuis sa nomination, Mustapha Ramid a toujours tenté d’exclure les greffiers. Ses décisions ont toujours été subjectives. Il a réduit les consultations des professionnels dans la réforme de la Justice en un nombre très restreint, sans prendre en considération que les greffiers représentent 70% des ressources humaines des tribunaux.”

Abdessadek Saïdi, président du SDJ.

Parmi les décisions jugées inconstitutionnelles, le syndicat met en avant les prélèvements sur les salaires des grévistes, le renvoi du vice-secrétaire général du syndicat, Fakhr-Eddine Benhaddou, de ses fonctions, quelques jours après la manifestation pacifique que le SDJ avait organisé à Ksser El Kbir.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase n’était autre que l’émission de Jamaâ Goulhcen, diffusée mercredi dernier sur 2M. Après lui avoir adressé une invitation pour assister, aux côtés du ministre de l’Intérieur, à un débat sur la réforme de la Justice, le secrétaire général du SDJ a été ensuite surpris par une deuxième lettre de la deuxième chaîne, lui annonçant qu’il n’était pas le bienvenu sur le plateau.

“Il s’agit d’une autre décision du ministre de la Justice. C’est une première au Maroc, mais nous n’accepterons pas cette politique d’esclavage.”

Abdessadek Saïdi.

En l’absence d’un dialogue entre le SDJ et le ministère tutelle, le premier continuera à suivre le dernier comme son ombre, durant les prochains round du dialogue national sur la réforme de la Justice.

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